Du mécano-bois aux Dessins-peintures-collages

Au cours de la première construction en mécano-bois, un dessin format A3 de la structure métallique d’un bureau, a été adressé à différentes personnes avec cette question : « De cette structure quel pourrait en être l’habit, le style, le décore? Ambiance de chalet ou de mas provençal? Décore de théâtre ou relevant de l’abstraction? À vos crayons, vos pinceaux, vos feutres, vos craies, vos ciseaux.

J’ai commencé à recevoir des travaux en quantité, dont plus de trente œuvres d’une artiste peintre et plasticienne que je ne connaissais pas, mais dont j’avais visité une exposition qui m’avait plu. Je lui ai donc envoyé l’un de ces dessins, et à ma grande surprise elle s’est mise à raconter à travers cela, une histoire de son enfance publiée en partie ci-dessous.

C’est avec des échantillons de tissus que je me suis mise au travail. Ma mère était couturière. Je n’ai pas pensé à ça, mais à la lecture de ce qui s’était fait, sans le vouloir, sans le chercher, un titre s’est imposé : L’atelier de couture de ma mère.

Il y avait de la campagne, près de notre maison. Des sacs de pommes de terre étaient choses courantes. Mon père était mineur de fond, mais aussi musicien. Il jouait dans la fanfare du village.  Solfège

Pour faire un habit, la couturière utilise un patron. C’est une feuille de papier de soie sur laquelle est dessiné le modèle et les différentes pièces à découper dans le tissus. Il se fixe avec des épingles et sa finesse permet un faufilage aisé. il y en avait beaucoup.  Fait sur mesure

Une quantité d’objets de toutes sorte s’accumulaient autour de notre maison. C’était un bric-à-brac. Il s’y trouvait de tout. Mon père en ramenait régulièrement de la décharge ou d’autres endroits. Qui sait, ça pourra peut-être servir un jour…   Chinez

Les cadeaux étaient rares. Alors le paquet que je recevais chaque année à Noël, de la part de ma grand-mère en Allemagne, alors ça…   Le cadeau

En sortant du village, des champs et des coquelicots.

Coquelicots de l’adolescence

Coquillages, galets et bois flotté.

La baraque à moules

Une planche, des clous et du fil nylon.

Petite musique de nuit

Le premier film que j’ai vu, c’était un « Laurel et Hardy ». Une projection organisée par la paroisse du village. Atelier cinéma

Des perles et du fil : un boulier. Comme cela se voit sur le devant de certaines poussettes. Les jouets. la chambre.

Puzzle

Puzzle

Une structure commencée avec du fil de fer… Ce n’est jamais fini… Y’a toujours l’opportunité d’y ajouter quelque chose… Des éléments… C’est ce que faisait mon père.

Une cave, réserve à charbon. Une terrine en terre cuite pour la choucroute. Des étagères pour les confitures. Une odeur. Une cave dans laquelle il me fallait parfois descendre pour y chercher quelque chose.

Notre maison était à 60km de la mer. Était-ce la Mer du Nord, était-ce la Manche?

L’aquarium

Mikado : un jeu de mon enfance.

À suivre

Et quantité d’autres travaux proposés entre autres par : Nathalie Bornoz, Michel Kyburz, Noémie Thélin, Robin Genolet, Solène Lecommandeur, Catherine Guadalupe, Claude Rochat, Nathalie Sieber, Myrto, Pascal Fossati, Céline Horisberger, Enrica Ferri, David, Nina, Léa Schlottmann, Sébastien Krauer, et…

 L’originaire

L’expérience faite au treizième siècle par l’empereur germanique Frédéric II de Hauenstaufen, relatée par un chroniqueur franciscain de l’époque, du nom de Salimbene de Adam, prêterait aujourd’hui à sourire si elle n’était pas révoltante. Elle consistait à isoler des nouveaux-nés et à uniquement les nourrir, ceci à fin de savoir quelle était la langue originelle. Allaient-ils parler latin, hébreu, grec, arabe ou une autre langue ? Bien entendu, aucun de ces enfants ne parla jamais, mais de plus ils décédèrent.

C’est étrange qu’une telle expérience nous paraisse absurde alors qu’aujourd’hui, en poursuivant d’assigner une origine aux choses, de leur attribuer un lieu d’origine, nous nous trouvons exactement dans le même registre, c’est-à-dire celui du sujet parlant.

Nous ne sommes pas des astéroïdes parlants.